04/12/2006

Ma naissance

flamme

 

 

 

 

Comme je le disais donc, j’étais une professionnelle en maquillage et grimage. Je travaillais dans les petits théâtres de rue et là où on avait besoin de moi. Tandis que le soir, je donnais des cours de piano.

J’habite à New York, dans un appartement, mon père était français et ma mère américaine.

 

Un soir, alors que je buvais un café dans un salon, un homme vint près de moi et me tendit une carte. « Bonsoir, si ça vous dis rendez vous ce soir à minuit je vous invite à une soirée. » Puis il partit. Je regardais la carte qu’il m’avait donnée : pas de nom, rien qu’une adresse. Bizarre quand même, mais bon je voulais en savoir plus sur cette invitation.

 

Je finis par me décider, je me changeai et j’appelai un taxi pour aller jeter un œil sur ce lieu. Arrivée sur place, j’aperçus un immense grillage avec un garde à l’entrée. Derrière celui-ci, une grande allée et au bout de cette allée on dirait un château. Je demandai à ce taxi de m’attendre une demi-heure et je le paye. Comme cela, si il y a quelque chose de trop louche, je peux m’en aller assez rapidement.

Je descendis donc et me dirigea vers le grillage. Je m’approcha du gardien, lui tendit la carte que cet inconnu m’avait donnée et lui dit que je suis invitée. Il me laissa entrer, après m’avoir observé. Je continua à marcher dans cette allée assez sombre, remplies d’arbres et arriva devant deux portes blanches à vitraux. Un autre gardien me demanda qui je suis, je me présentai et lui tendit également la carte en lui précisant que j’ai été invitée.

Il me laissa entrer et me souhaita une bonne soirée.

 

Dans le hall d’entrée, je déposa mon manteau au vestiaire et me dirigea vers l’intérieur de cet endroit inconnu. J’entra dans une très grande salle, pleine de monde. Il y avait plusieurs alcôves avec des portes menant chacune à des salons privés. Et entre ces différentes portes, on y trouvait des statues et diverses peintures. Ces personnes debouts dans la salle, étaient en train de discuter entre elles, et lorsque j’arriva parmi elles celles-ci me regardèrent d’une étrange manière, un peu comme si j’étais différente. J’avoue que j’étais un peu mal à l’aise.

 

Je continuai ma petite visite dans la salle pour tenter de retrouver cet homme rencontré au café. Je ne le vis point et décida d’observer les sublimes statues et peintures exposées toutes autour de la salle.

Après quelques instants, j’aperçus un homme aux cheveux châtains, élégant, habillé d’un costume de marque arrêté devant une peinture. Je m’approcha, regarda cette peinture et finit par lui demander : « excusez-moi, pourriez-vous me dire de qui est cette peinture car je la trouve magnifique ». Je ne savais pas trop comment l’aborder, il avait l’air complètement concentré et j’avais peur de sa réaction.

Il se retourna vers moi et après un instant de réflexion me répondit : « il s’agit en tout cas d’une personne de grande qualité, ce mélange de noir et de rouge est très expressif »

Je ne savais pas quoi répondre pensant l’avoir réellement dérangé dans son observation détaillée.

Il me regarda attentivement comme si moi aussi j’étais une peinture, et avec un sourire me dit : « je me présente je m’appelle Markus. Et vous ? ». 

-« Je m’appelle Angélique et quelqu’un m’a invité ici mais je ne retrouve pas cette personne. » Je lui montrai la carte.

-« Enchanté de faire votre connaissance. »

Il prit ma main et l’embrassa. Cela me fit  une sensation étrange, bizarre au fond de moi.

-« Je crois savoir qui c’est mais ne vous inquiétez pas il devrait arriver. En attendant si vous avez besoin de quelque chose dites que vous me connaissez et vous n’aurai pas d’ennuis. »

-« Bien, merci à vous. »

Et il repartit vers une autre peinture.

 

flamme

 

 

 

 

Quelques instant plus tard, l’homme que j’ai rencontré vint à ma rencontre. Il était lui aussi vêtu d’un costume très élégant. « Bonsoir, heureux de voir que tu es venue. Je me présente, je m’appelle Jean. » Il me baisa la main.

 « Venez nous allons discuter dans une autre pièce. »

On entra dans un petit salon situé à l’étage, dans la pièce une table, une cheminée et deux fauteuils. Il régnait dans cette pièce quelque chose de noir, d’obscure et en même temps, je me sentais bien.

« Je vous en prie, asseyez-vous. » Il me regarda de la tête aux pieds et sourit. Son regard était profond et sensuel.

Puis il me posa cette question à laquelle je ne m’attendais pas ou plutôt presque pas.

-« Est-ce que vous croyez au vampire ?

-« Euh…je ne sais pas. », répondis-je.

C’est alors qu’il se passa quelque chose.

Ce Jean qui était assis devant moi, se retrouva en un clignement d’œil juste derrière moi et me chuchota à l’oreille : « réfléchissez, ne vous êtes-vous pas sentie comme une étrangère en arrivant ici ? Les autres ne vous ont-ils pas regardé lorsque vous êtes entrée ? ».

Il me regarda et dis : « Nous sommes tous des caïnites, pour vous nous nous appelons vampires. »

Mon cœur commença à s’accélérer. Pourquoi suis-je ici avec un vampire ? Et que me veut-il ? Il continua à parler.

« Je t’ai amenée ici parce que je t’ai choisie, je vais te poser une question. Veux-tu faire partie de notre clan et renoncer à ta vie humaine, sachant qu’il n’y a que des avantages et que ce que tu viens de voir n’est rien à coté de la réalité. Nous pouvons faire beaucoup plus, nous sommes beaucoup plus forts que vous les humains. Je t’ai choisie pour ta pureté et ta beauté. Je te laisse réfléchir un moment mais sache que peu de gens ont la chance de choisir. Et si tu refuse, tu retrouveras les tiens en oubliant tout ce qu’il c’est passé ce soir. »

-« Euh… » Je ne savais pas quoi répondre. D’un coté ma vie actuelle, de l’autre l’ennemi. Une curiosité malsaine m’envahissait.

-« N’oublie pas que mes frères et sœurs seraient ravis de goûter à ton sang et qu’une fois rentrée chez toi, n’importe quel jour, à n’importe quelle heure de la nuit ils pourrait peut être avoir envie de sang . »

Après y avoir réfléchis, je décidai d’accepter et de devenir l’une des leurs.

« Bien, mais avant tout il faut que tu choisisses dans quel clan tu seras. Je te laisse faire ton choix, je sais qu’il sera bon. »

Il me prit la main pour le suivre...